Nous vous aidons à répondre à toute cette attente narrative que souhaitent vos visiteurs. Il ne s’agit pas de la notion commune qui voit dans le patrimoine narratif les écrits, récits, contes, de la région ! Mais de toutes ces mises en récit vivantes, de la parole humaine qui identifie l’esprit du lieu, de la mise en mots et en énigmes de l’ici et maintenant, qui porte entre autre la présence du passé et les traces des écrits et traditions mais surtout les dynamiques profondes qui animent aujourd’hui la région.
Jean-Didier Urbain, dans un numéro de « Baie de Somme Magazine » explique magistralement cette notion de patrimoine narratif :
« Je crois que l’erreur est d’expulser l’histoire au nom de la « Nature éternelle et Intangible ». Comme le patrimoine historique, il faut la valoriser au moyen de ce que l’on pourrait appeler un « patrimoine narratif », qui réintroduit une dimension humaine. C’est ce que j’évoquais au début. Il faut raconter aux gens une histoire. Il faut injecter du narratif dans l’espace. Même si les visiteurs ne sont pas dupes de tout ce qu’on leur raconte, ils ont besoin de visualiser sous forme narrative, de dramatiser les choses ; et je crois que c’est important pour eux. L’histoire, ce n’est pas seulement la création d’événementiel. Celui-ci a le défaut majeur de se situer par rapport au nonévènement et de tout écraser autour. Ce qu’il faut, au contraire, c’est quelque chose de beaucoup plus diffus. C’est apporter une narration qui insensiblement transforme l’espace en lieu. On attend d’un lieu ou d’un voyage l’intensité d’une fiction ou d’un roman. On doit pouvoir s’infiltrer dans une trame narrative, une histoire préexistante, un récit tout à fait conscient et maitrisé. Autrement, il ne se passe rien et cela donne ce qu’Alain Finkielkraut a appelé un toutriste, le toutriste étant un touriste auquel il n’est strictement rien arrivé car on ne lui a rien raconté. Cela peut relever de la « fictionromanesque », dont l’impact est très important sur les lieux touristiques. La Provence ne serait pas ce qu’elle est dans l’imaginaire des français sans Giono et Pagnol. Il faut une sorte de jeu de rôle pour apprécier un lieu, comme celui proposé par la « Randonnée Stevenson » dans les Cévennes, où l’on fournit au visiteur un âne pour faire « comme Stevenson » avec tous les désagréments que peut offrir la bourrique. Allez dans l’Himalaya, c’est bien sur les traces d’Alexandra David Néel que souvent l’on s’y rend, et déguisé en mendiant, comme elle l’a fait, c’est encore mieux. Christian Salmon, avec sa théorie du Storytelling n’a d’un certain point de vue fait que prendre acte de la montée en puissance de cette attente narrative. »
Nous utilisons pour donner forme à votre patrimoine narratif à la fois des techniques de mise en récit à partir d’observations, d’interviews, de vidéos et d’autres méthodes encore, et les technologies de l’Internet et de la mobilité (smartphones, i-phones) qui ont le plus d’impact.
Contactez nous pour en savoir plus
Nous vous proposons par ailleurs de réaliser un site-réseau social storytelling


Commentaires récents